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Compostez votre ticket pour la Terre !

Et oui, vous ne l’aurez pas échappé, c’est la semaine européenne (et oui!) de la réduction des déchets.

Alors je ne vais pas vous refaire l’argumentaire ici de pourquoi il faut réduire la quantité de déchets, je pense que chacun d’entre nous en est conscient. Cependant, j’aimerai mettre le doigt sur 2/3 petites choses :

  • Non le compost ce n’est pas sale ! on peut même en faire en appartement… et les enfants adorent !
  • La réduction des déchets commence en amont, lors de vos courses alimentaires et du choix des produits que vous utiliserez.
  • La plus grosse part de progression se situe à côté de votre poubelle ! Oui oui, à côté. ou plutôt dans votre garage, au grenier, sous le canapé… là où vous entassez vos équipements électroniques qui ne sont plus à la mode ou cassés…

Et prenez 5 minutes pour faire le petit test en ligne sur le site de l’Ademe, je le trouve assez réussi ! Sur Réduisons nos déchets.

Caractéristique de nos déchets

Caractéristique de nos déchets

Sur les 12 exemples de gestes pour réduire vos déchets, vous en faîtes combien vous ?

  • J’utilise des sacs réutilisables
  • J’appose un autocollant « STOP PUB » sur ma boîte aux lettres
  • J’évite le gaspillage alimentaire
  • J’achète en vrac ou en grand format
  • J’achète des éco-recharges
  • Je bois de l’eau du robinet
  • Je limite mes impressions
  • Je fais du compost
  • J’utilise des piles rechargeables
  • Je donne mes vieux vêtements
  • J’emprunte ou je loue mes outils
  • Je fais réparer mes appareils

Moi, il ne me reste plus qu’à donner mes vieux vêtements qui s’entassent dans le placard… au cas où je bricolerais… mais c’est vrai que je peux en évacuer pas mal…

En compostant, nous pourrions alléger notre poubelle de 40 kg par an et par personne.

Une maison économe avec ou sans fil ?

Derrière ce titre obscure se cache une réflexion sur la manière de rendre sa maison plus économe…

En effet, cette semaine j’ai eu l’opportunité de visiter les locaux de Wirecom, société d’innovation technologique en matière de domotique éco-efficiente. Cette société orléanaise développe et commercialise des solutions d’économies d’énergie destinées aux bâtiments et aux équipements consommateurs. Le but est de faire la chasse au gaspillage en optimisant l’usage des locaux en fonction des besoins réels : ouverture des volets, éclairage, gestion du chauffage… adaptés automatiquement à votre présence ou non et aux conditions climatiques. Le principe repose sur 2 notions : l’architecture neuronale pour que chaque élément communique de façon autonome et le CPL (courant porteur en ligne) pour transmettre les informations via le réseau électrique. Leur système faisant ainsi la chasse au gaspillage permettrait d’économiser 20 à 50% de la facture d’énergie (chauffage + électricité). Pour l’instant, les particuliers ne sont pas encore visés car la technologie est en cours de développement, cependant plusieurs bâtiments tertiaires sont déjà équipés, y compris leur vitrine technique à Orléans.

Cette société fait l’objet de nombreux espoirs et spéculations. Nicolas Sarkozy himself est même venu visiter le site et l’a présenté comme un exemple à suivre dans la philosophie du Grenelle de l’Environnement.

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Pour Halloween, chassez les vampires !

Telle une Buffy Summers au collège de Sunnydale, je vous propose aujourd’hui, veille de la Toussaint, de combattre les vampires, monstres sanguinaires qui se cachent dans l’ombre… de votre maison !

Prenez garde pauvres mortels, les disciples de Deacon Frost sont là, tout près de vous… Ne sentez-vous pas leur fétide haleine imprégner votre facture d’électricité ? Et ne comptez pas sur Blade pour vous venir en aide ! Cette race de vampires vous suce le jus en douce de jour comme de nuit…

Mais il est plus facile d’en repérer certains que d’autres. En effet, les plus « primitifs » ne sont pas très discrets : si vous éteignez la lumière, vous verrez leurs yeux menaçants briller, voire clignoter. Rouge, orange, vert ou bleu, certains sont même polis et vous indiquent l’heure même quand vous n’êtes pas là… Pour d’autres en revanche, c’est plus difficile, ils sont sournois et ne montrent jamais leur vrai visage. Le seul moyen de les repérer est de manier le wattmètre tel un crucifix ! Ordinateurs, machines à laver et chargeurs en tout genre, tous ont une consommation résiduelle (due à la présence d’un transformateur intégré)

Oubliez donc le Jackal 13mm d’Alucard, totalement inutile dans votre situation, et optez plutôt pour la multiprise à interrupteur ! Vous pouvez aussi troquer le pieu contre une prise programmable…

Voici une petite animation à ce sujet (attention c’est en anglais… sinon y’a toujours les images à regarder ! ;) )

Plus sérieusement, ces consommations cachées, bien que minimes prises une par une, représenteraient près de 10% de la consommation des foyers européens. Rapportées à l’ensemble des pays membres, cela correspondrait à 30 milliards de KWh/an, soit la conso annuelle de la Hongrie ! Et au niveau mondial, les vampires seraient responsables d’1% des émissions de CO2… Heureusement, la Commission européenne a adopté en décembre 2008 une directive qui obligera dès janvier prochain tous les appareils ménagers et électroniques vendus dans l’Union à ne pas dépasser en mode veille 1 ou 2 watts, puis moitié moins en 2013. Reste qu’il va falloir attendre le renouvellement du parc avant de voir une différence…

Alors choisissez des appareils étiquetés « EnergyStar » et pensez à débrancher tout ce dont vous n’avez pas besoin.

Pour ceux ou celles qui n’auraient pas compris toutes les références glissées dans ce petit billet, voici un cours de rattrapage :

  • « Buffy Summers au collège de Sunnydale » = pour Buffy contre les vampires, la série TV culte avec Sarah Michelle Gellar…
  • « Deacon Frost » et « Blade » = pour… Blade, un film, inspirés d’un comics, avec Wesley Snipes dans le rôle du vampire tueur de vampires
  • et enfin, « le Jackal 13mm d’Alucard » = pour Hellsing, une série animée japonaise dont je raffole… il s’agit de l’arme favorite du… vampire chasseur de vampires (?!) nommé Alucard, anagramme de Dracula


Naturellement présent au salon Terre Naturelle

Votre coach écolo orléanais est de retour après avoir passé 3 jours au salon Terre Naturelle, au Parc des Expositions d’Orléans.terrenaturelle

J’y ai porté les couleurs de la boutique Envie d’Éco, LA boutique des alternatives écologiques du quotidien, pour vous comme pour votre maison ! Alors pourquoi ai-je porté cette casquette et non pas celle d’Ökoté me direz-vous ?! Et bien tout simplement parce qu’Envie d’Éco est mon partenaire principal car qu’il est le seul magasin d’Orléans à proposer les produits que je conseille lors de mes prestations d’accompagnement…et que la gérante, Aurélie Morel, m’a gentiment offert la possibilité de communiquer sur mes activités en échange de mon coup de main. Cela m’a ainsi permis de tester la réaction des visiteurs sur le concept même d’Ökoté : 2 diagnostics, un « écolonomique » et l’autre sur la qualité de l’air intérieur, plus le coaching écolo afin d’agir sur l’empreinte écologique des familles. Le bilan à chaud est assez encourageant car nombreux sont ceux à avouer leur difficulté en mettre en application les conseils de bonne pratique promulgués par l’ADEME et les ONG. Il ne reste plus qu’à voir si cela aboutira dans les semaines à venir…enviedeco-terrenaturelle2009

Le stand Envie d’éco !

L’affluence a été au rendez-vous ! Beaucoup de visiteurs, des éco-consom’acteurs engagés aux simples curieux, se sont succédés sur les stands. Il faut dire qu’il y en avait pour tous les goûts : des stands orientés « santé & bien-être » aux stands plus « techniques » en passant par les animations pour les enfants… L’ambiance était vraiment sympa, on a bien mangé (bio!) et bien bu (bio! et avec modération). J’ai même eu droit à un massage Shiatsu !

Je tiens à remercier Mélanie et Aurélie d’Envie d’Éco, Claire Malet de Version Écologique, les entreprises Ac-Ces, Univers-Sain et Syléol de la ZECO des Acacias et les animateurs de l’Espace Info Énergie pour leur convivialité tout au long de ses journées il faut bien l’avouer assez éprouvantes…

Bref, vivement l’année prochaine !


Mon voisin, Nicolas Hulot et moi sommes sur un bateau…

… une tempête se lève, l’iceberg approche et le bal continue… Le capitaine est attablé avec ses convives pendant qu’un matelot et un voyageur voient les ennuis approcher. Malgré leurs tentatives respectives d’alerter l’équipage pour l’un, les passagers pour l’autre, la fête se poursuit et le drame, inexorablement, se produit… Leonardo Di Carpaccio prend l’eau.

Vous aurez deviné que je suis allé voir « Le Syndrome du Titanic » hier soir. Dans mes songes nocturnes, je pense avoir fait un drôle de mélange avec un certain film de James Cameron  étant donné la tournure de mon entrée en matière ! Et je m’en excuse bien bas. Car, redevenons plus sérieux, il y a plein de petites choses à dire sur ce documentaire.

Tout d’abord, j’ai été surpris par le style graphique et l’ambiance musicale. Les co-réalisateurs, Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre, n’ont pas choisi la facilité, ils ont pris des risques et je trouve le résultat très convaincant. Comment vous le décrire ? Je dirais organique, voire même atomique, dans le sens où les images font prendre conscience de la nature même des choses, qu’elles soient naturelles ou technologiques. Des nuages aux gouttes de sueur, des rouages des machines aux lumières de la ville, de la terre sauvage à la crasse des ruelles, tout est lié par les mêmes lois physiques, par les mêmes molécules. Les images sont parfois chocs, sans pour autant être gore (sans jeu de mot avec une vérité qui dérange ! ;) ) Et puis, il y a les robots, les jeux vidéos, les voitures, les escalators… tout ce que l’Homme a pu créer de distant de la Nature avec ces fils, ces composants électroniques, cet acier et ses bruits assourdissants.

En face, il y a les Hommes. Car non, il ne s’agit pas d’un film sur la beauté et les mystères de la planète mais bel et bien sur l’humain. Ce film est un pamphlet humaniste. Nous y voyons comment les oubliés de la société vivent malgré elle, en Afrique, en Asie ou en bas de chez nous, comment ils puisent dans nos rebuts les moyens de leur subsistance. Nous voyons surtout le décalage entre nous, occidental, bien standardisé au regard de ce que les civilisations avaient pu élaboré, et eux, laissés pour compte, intégrés de force dans ces standards inappropriés à leur contexte ; vous noterez le regard qu’ils portent à la caméra… Ce qui m’a frappé également c’est le sentiment que finalement, ils ont plus le sentiment de vie, par leur solidarité, leur entraide et leurs sourires que nous, regards vides, planqués derrière nos codes vestimentaires, à la démarche pressée de retrouver son confort intérieur isolé de son voisin. Dès le début du film, j’ai eu un flash de « Wall-e », le chef d’œuvre d’animation des studios Pixar ! Sauf que cette fois, l’humain ex-terrien et supra-assisté de l’animé, c’est nous, aujourd’hui, ici.

Au final, on ne peut s’empêcher de comparer le film à « HOME » et à voir les différences fondamentales entre les deux démarches. Avec YAB, nous observions la beauté d’une Nature sauvage comme celle de l’Homme moderne et de ses œuvres démesurées mais vu d’en haut : difficile alors de se sentir concerné, trop de distance avec l’objet observé. Ici, la caméra nous met le nez dans la poussière et la saleté, pas moyen d’y échapper, on y est. Avec YAB, on a révisé sa géographie et les mathématiques, des chiffres et statistiques pleuvaient toutes les minutes. Ici, point de long discours ni de chiffres coups de poing, l’absurdité du monde « civilisé » nous saute à la figure. Et une phrase de Théodore Monod résonne encore dans ma tête sur le fait que l’Homme fait aujourd’hui des choses, non pas par nécessité, mais seulement parce qu’il a les moyens de les faire, pour prouver sa puissance aux autres. Mais l’Homme n’a-t-il pas déjà prouvé sa supériorité ? Alors pourquoi vouloir à tout prix construire encore plus haut ? Ne devraient-on pas y voir là un symptôme de notre civilisation ? Le même qui a poussé les chefs de clan de l’île de Pâques à construire des moaï toujours plus hauts alors qu’il était de plus en plus difficile de se nourrir face aux changements environnementaux qu’ils subissaient…

Enfin, bien que l’ouvreuse nous ait clairement annoncé à l’entrée « Vous êtes sûr ? Parce que c’est triste hein ! » J’y ai plutôt vu un encouragement à continuer notre combat, à vouloir changer nos habitudes, sans pour autant renier certains aspects de notre civilisation (la médecine, la science, la culture,…) Il s’agit désormais d’être raisonnable, de ne pas gaspiller les ressources pour un confort illusoire et d’apprendre à partager avec les autres. Ce n’est pas l’avenir de la planète qui est en jeu, c’est l’avenir de l’humanité.