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Flashmob à Orléans

Soucieux de la réussite du sommet de Copenhague qui débute la semaine prochaine,  je cherche à peser comme éco-citoyen du monde.

Mais difficile à faire à votre niveau me direz-vous ? Et bien, pas tant que ça en fait !

D’abord, avez-vous signé l’Ultimatum Climatique ? Ensuite, voici l’appel lancé par Greenpeace et Europe Ecologie à destination de tous les orléanais :

Bonjour à tous,

Il est prévu un nouveau  flash mob à 12 h 18 le 5 décembre, à l’appel de Greenpeace, organisée à Orléans par Europe Ecologie.

L’heure n’a pas été choisie au hasard : 12h18, comme 18 décembre (à l’anglaise : 12/18), le dernier jour du sommet de Copenhague. Ce jour-là, la planète devra être à la hauteur du plus grand défi auquel elle a jamais été confrontée : les changements climatiques. Les chefs d’Etat et de gouvernement devront signer un accord ambitieux pour préserver notre planète.

Pour faire de Copenhague un succès, nous devons nous mobiliser. D’où cette flash-mob. Le samedi 5 décembre, à 12h18,  nous aurions du former un ensemble musical où se répondront et s’animeront trois motifs musicaux, correspondant aux trois couleurs de l’Ultimatum Climatique : orange, noir et blanc.

> http://energie-climat.greenpeace.fr/flash-mob-le-samedi-5-decembre-pour-le-climat-deux-jours-avant-copenhague

Cependant devant la proximité de la date et le fait que nous ayons été prévenu assez tard, nous vous proposons tout autre chose :

De faire un flashmob type freeze à la même heure tout en respectant les codes vestimentaires : ayez un habit orange, noir et blanc.


Quelques définitions pour ceux qui ne comprennent pas le langage employé ci dessus :

Une flashmob : c’est une soudaine manifestation collective courte et impressionnante, genre happening.

Un freeze : c’est un type de flashmob où à une certaine heure précise tout le monde se fige pendant un certain nombre de minutes.

exemple d’un freeze beau et réussi : http://www.dailymotion.com/video/x8g7wd_freeze-flashmob-chartres-2009_creation

Règle du jeu :

  • Rendez-vous vers 12h au marché de Noël place du Martroi à Orléans, seul, en couple, en famille, sur un cheval, etc., en respectant le dress code (code vestimentaire) au maximum.
  • Promenons dans les allées du Marché de Noël…
  • A 12h18, tout le monde se fige, ne bouge plus pendant 5mn jusqu’à 12h23 (chuuuuuuuuut, silence, immobilité)
  • A 12h23, on recommence à bouger et à répondre aux question des badauds qui le désirent.

Prérequis : savoir lire l’heure, avoir un talent de mime immobile, se sentir concerné.
Nous avons besoin de vous : un flashmob réussi est un flashmob avec du monde. N’hésitez pas à solliciter vos amis.

Tempête médiatique et crise environnementale

Mon emploi du temps assez chargé en ce moment ne m’a permis de réagir aussi vite que je l’aurais souhaité mais il me semble bien de revenir sur une ou deux actualités de la semaine…

En effet, comment ne pas passer à côté de THE information essentielle de la semaine : Jean Sarkozy ne briguera pas la présidence de l’EPAD ! C’est une décision courageuse, bien qu’un peu tardive, qui montre que fiston deviendra grand dans la politique française (à condition que le poids de son père n’écrase pas le petit gars à chacun de ses mouvements…) Bref, je ne suis pas là pour faire de la politique, je m’en fous (de celle-là de politique, la version politicienne parisiano-parisienne) mais force est de constater que tous les médias n’avaient d’yeux que pour lui.

Et pendant ce temps-là ?

  • L’Afrique continue d’être privée de démocratie avec des élections qui accouchent sur des passations de pouvoir entre père et fils. Et pendant ce temps, près de 300 millions d’africains n’ont toujours pas de quoi s’alimenter convenablement…
  • Yahn « Airwolf » Arthus-Bertrand nous a permis de (re)découvrir le 6ème continent naissant de notre société moderne : la « Great Pacific Garbage Patch » ou aussi appelée « Pacific Trash Vortex » représentant selon le estimations près de 600 000 km2 de plastique (Greenpeace, 2006), soit… bein facile, la superficie de la France !!!
  • La déforestation sauvage menace un des derniers peuples isolés d’Amazonie, les Akuntsu. Ils ne seraient plus qu’une poignée seulement… sans compter la perte de la biodiversité du milieu dans lequel ils vivent et de la connaissance qu’ils en ont…
  • Quoi d’autre ? La Terre a encore tremblé en Asie, magnitude 6 en Papouasie Nouvelle-Guinée, mais on s’en fout, y’a que des pygmées et des orang-outangs alors…

Bon, j’en oublie plein, des guerres des gangs à Rio et Chicago, des guerres « saintes » au Moyen-Orient, des victimes des premiers coup de froid faute de toit… Alors, toutes mes excuses, ce billet ne ressemble pas vraiment au ton que j’essaye de garder, optimiste et décalé, mais parfois la fatigue brise la barrière de protection qui nous sépare du monde réel. Mais n’est-ce pas finalement une bonne chose que de prendre conscience des malheurs du monde ? Cela permet de mieux apprécier notre petit confort… Alors, vivez, respirez, profitez de votre famille, d’une soirée entre amis ce soir au coin du feu et lundi on y retourne ! Think global, ACT local !

Blog Action Day 2009 : Climate Change !

Et oui, c’est aujourd’hui que la blogosphère internationale se mobilise contre le changement climatique. Alors voici ma modeste contribution…

A l’heure du tout électrique, je me demande juste si la population réalise l’impact environnemental de la production énergétique, avec par exemple le développement des  véhicules soit-disant « zéro émission » ! D’autant plus que le récent documentaire diffusé sur Arte montre les problèmes soulevés par la gestion des déchets de l’industrie nucléaire, seule énergie à même de répondre aujourd’hui à ces besoins considérables en énergie décarbonée.

Et voici la question qui me taraude…

L’espèce humaine arrive à s’indigner de la durée de vie des stockages de déchets nucléaires (en milliers d’années) et se mobilise pour lutter contre. En face, le réchauffement climatique et son échéance à bien plus court terme et pourtant une grande partie de la population ne se sent toujours pas concernée ! Quelle est la raison, le réchauffement climatique est-il si abstrait ? Certainement plus qu’un wagon de déchets radioactifs mais tout de même, les bouleversements climatiques ne font-ils pas déjà des milliers de morts ? Alors qu’est-ce qui cloche ? Comment peut-on mobiliser la population plus activement ?


Mon voisin, Nicolas Hulot et moi sommes sur un bateau…

… une tempête se lève, l’iceberg approche et le bal continue… Le capitaine est attablé avec ses convives pendant qu’un matelot et un voyageur voient les ennuis approcher. Malgré leurs tentatives respectives d’alerter l’équipage pour l’un, les passagers pour l’autre, la fête se poursuit et le drame, inexorablement, se produit… Leonardo Di Carpaccio prend l’eau.

Vous aurez deviné que je suis allé voir « Le Syndrome du Titanic » hier soir. Dans mes songes nocturnes, je pense avoir fait un drôle de mélange avec un certain film de James Cameron  étant donné la tournure de mon entrée en matière ! Et je m’en excuse bien bas. Car, redevenons plus sérieux, il y a plein de petites choses à dire sur ce documentaire.

Tout d’abord, j’ai été surpris par le style graphique et l’ambiance musicale. Les co-réalisateurs, Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre, n’ont pas choisi la facilité, ils ont pris des risques et je trouve le résultat très convaincant. Comment vous le décrire ? Je dirais organique, voire même atomique, dans le sens où les images font prendre conscience de la nature même des choses, qu’elles soient naturelles ou technologiques. Des nuages aux gouttes de sueur, des rouages des machines aux lumières de la ville, de la terre sauvage à la crasse des ruelles, tout est lié par les mêmes lois physiques, par les mêmes molécules. Les images sont parfois chocs, sans pour autant être gore (sans jeu de mot avec une vérité qui dérange ! ;) ) Et puis, il y a les robots, les jeux vidéos, les voitures, les escalators… tout ce que l’Homme a pu créer de distant de la Nature avec ces fils, ces composants électroniques, cet acier et ses bruits assourdissants.

En face, il y a les Hommes. Car non, il ne s’agit pas d’un film sur la beauté et les mystères de la planète mais bel et bien sur l’humain. Ce film est un pamphlet humaniste. Nous y voyons comment les oubliés de la société vivent malgré elle, en Afrique, en Asie ou en bas de chez nous, comment ils puisent dans nos rebuts les moyens de leur subsistance. Nous voyons surtout le décalage entre nous, occidental, bien standardisé au regard de ce que les civilisations avaient pu élaboré, et eux, laissés pour compte, intégrés de force dans ces standards inappropriés à leur contexte ; vous noterez le regard qu’ils portent à la caméra… Ce qui m’a frappé également c’est le sentiment que finalement, ils ont plus le sentiment de vie, par leur solidarité, leur entraide et leurs sourires que nous, regards vides, planqués derrière nos codes vestimentaires, à la démarche pressée de retrouver son confort intérieur isolé de son voisin. Dès le début du film, j’ai eu un flash de « Wall-e », le chef d’œuvre d’animation des studios Pixar ! Sauf que cette fois, l’humain ex-terrien et supra-assisté de l’animé, c’est nous, aujourd’hui, ici.

Au final, on ne peut s’empêcher de comparer le film à « HOME » et à voir les différences fondamentales entre les deux démarches. Avec YAB, nous observions la beauté d’une Nature sauvage comme celle de l’Homme moderne et de ses œuvres démesurées mais vu d’en haut : difficile alors de se sentir concerné, trop de distance avec l’objet observé. Ici, la caméra nous met le nez dans la poussière et la saleté, pas moyen d’y échapper, on y est. Avec YAB, on a révisé sa géographie et les mathématiques, des chiffres et statistiques pleuvaient toutes les minutes. Ici, point de long discours ni de chiffres coups de poing, l’absurdité du monde « civilisé » nous saute à la figure. Et une phrase de Théodore Monod résonne encore dans ma tête sur le fait que l’Homme fait aujourd’hui des choses, non pas par nécessité, mais seulement parce qu’il a les moyens de les faire, pour prouver sa puissance aux autres. Mais l’Homme n’a-t-il pas déjà prouvé sa supériorité ? Alors pourquoi vouloir à tout prix construire encore plus haut ? Ne devraient-on pas y voir là un symptôme de notre civilisation ? Le même qui a poussé les chefs de clan de l’île de Pâques à construire des moaï toujours plus hauts alors qu’il était de plus en plus difficile de se nourrir face aux changements environnementaux qu’ils subissaient…

Enfin, bien que l’ouvreuse nous ait clairement annoncé à l’entrée « Vous êtes sûr ? Parce que c’est triste hein ! » J’y ai plutôt vu un encouragement à continuer notre combat, à vouloir changer nos habitudes, sans pour autant renier certains aspects de notre civilisation (la médecine, la science, la culture,…) Il s’agit désormais d’être raisonnable, de ne pas gaspiller les ressources pour un confort illusoire et d’apprendre à partager avec les autres. Ce n’est pas l’avenir de la planète qui est en jeu, c’est l’avenir de l’humanité.


L’art d’éteindre la lumière avec style

Bien que supporter de l’OM, je vais être fairplay avec les madrilènes !!!
Car je viens de découvrir une vidéo surprenante comme on en voit souvent circuler sur Facebook mais celle-ci m’a davantage interpelée.
En effet, il s’agit de 2 gachos qui s’amusent à éteindre la lumière à l’aide… d’une balle de ping pong !!! Impressionnant ET utile ! Sauf que je me demande combien de temps ils ont dû laisser la lumière allumée avant d’arriver à toucher l’interrupteur mais bon…
Alors attention, il ne s’agit pas d’une vidéo amateur comme on en trouve souvent mais d’une campagne de sensibilisation initiée par la ville de Madrid. L’opération intitulée « Compra esta actitud » (littéralement « achète cette attitude ») regroupe une série de spots TV/radio/presse/web et détourne les codes publicitaires habituels pour délivrer un message sur les éco-gestes permettant de faire des économies d’énergie.
Voilà une façon ludique et humoristique de délivrer un message d’éco-citoyenneté dont devraient s’inspirer l’ADEME ou d’autres associations en France !