Roule pas trop cool Raoul !

Petite réflexion sur la mobilité urbaine…

Orléans est une ville à la géographie relativement simple : un hypercentre, des boulevards tout autour, un habitat résidentielle étalé, de grandes zones commerciales en périphérie aux 4 points cardinaux et… la Loire !

Les travaux de la ligne 2 du tram sèment un joyeux bordel. La ligne 1, quant à elle, sature. Les services de bus sont nettement perfectibles. Les pistes cyclables sont soit inexistantes soit tellement dangereuses que cela revient au même ! Résultat, chacun continue de prendre sa voiture. Ce qui est tout à fait légitime compte-tenu des contraintes que je viens de citer. Espérons que tout cela change d’ici 2012 avec l’inauguration de la ligne 2… Mais en attendant, que fait-on ?

Comme je l’ai dit dans un précédent article, j’ai du céder à l’appel de la tuture pour me déplacer. Bien qu’elle soit peu polluante, ça me fait mal de devoir la prendre pour un rendez-vous en centre-ville. Je pratique alors, par conviction et pour des raisons budgétaires, ce qu’on appelle communément l’éco-conduite. Je suis donc attentivement ma consommation instantanée et moyenne.

Prenons l’exemple d’un trajet Chécy – Orléans centre. J’écarte le bus car plus d’2 heures de trajet A-R n’est pas gérable. Le vélo par le canal s’avère plutôt gadouilleux et par la route, c’est carrément suicidaire. Prendre la tangentielle (souvent encombrée) me fait faire un détour gigantesque. Il ne me reste que le prolongement de l’ancienne nationale jusqu’au faubourg de Bourgogne avec ses priorités à droite tous les 200m et ses arrêts de bus non aménagés. Le résultat ? Une vitesse moyenne de 25 à 30 km/h responsable d’une surconsommation de carburant de l’ordre de 15% (par rapport à une vitesse moyenne de 40 à 45 km/h) avec en bonus, usure des plaquettes de frein et ré-accélérations en série, responsables de nuisances sonores et d’une pollution de l’air accrue.

Copyright : Florian Rouliès

Copyright : Florian Rouliès

Alors, voici ma proposition à l’attention des aménageurs urbains. Arrêtez de vouloir à tout prix réduire la vitesse à 30 km/h partout dans les villes ! Pour les zones à risque, près des écoles par exemple, OUI! mais pas sur les axes principaux ! Vous n’empêcherez jamais à un certain nombre d’automobilistes de traverser l’agglomération du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest ou en travers… Dans ce cas, pourquoi ne pas favoriser certains axes stratégiques en voies de circulation fluidifiées à l’attention des personnes dont le travail se situe malheureusement à plus de 10 ou 15 km de leur domicile ? Et de constituer un réseau de voies de circulation vertes tram/bus/vélo sur des axes parallèles ET transversaux ? Grosso-modo, sectoriser les modes de transport en fonction des usages et fluidifier le trafic (voiture et transport en commun séparément) pour limiter les temps de déplacement. Peut-être, je dis bien peut-être, que cette fluidification du réseau de transport permettrait de réduire bruit, émissions de CO2, de NOx et de particules… et stress chez les usagers !

Dans tous les cas, pour des trajets inférieurs à 10 km, citoyens! marchez, pédalez, prenez le bus ou le tramway mais par pitié, laissez votre voiture au garage !

Quand visioconférence rime avec ambiance !

Voici une solution de plus en plus pratiquée en entreprise – même s’il reste pas mal de progrès à faire… – la visioconférence !

En limitant les trajets, on limite les gaz à effet de serre. Mais qu’en est-il de la convivialité ?

Doit-on sacrifier les relations d’humains à humains au nom du réchauffement climatique ? Et comment qu’on fait hein sans le bon gueuleton dans le nouveau resto branché du coin avec ses collègues de boulot ?

Et bien il faut découvrir de nouvelles habitudes de vie et de travail, explorer de nouvelles solutions comme nous le montre cette petite vidéo…

Cap’Asso à la ZECO !

Mercredi après-midi, l’association ZECO des Acacias a reçu la visite du Président de la Région Centre, M. François Bonneau, pour la signature officielle du Cap’Asso.

capasso-zeco

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Le dispositif a été créé dans le cadre de la mesure-phare : « Créer 1 000 emplois/an dans les associations ». Il consiste à soutenir des projets de qualité et pérennes, mis en place et développés par les associations, permettant de consolider des emplois ou de créer des emplois (en CDI) dans le domaine de l’environnement, du social, de l’éducation populaire, de la culture, du sport…

Ici, il va permettre la pérennisation du poste de Julien Plisson au sein de la ZECO. Son rôle est d’animer les « Mercredis de la ZECO », rendez-vous incontournable pour les particuliers et professionnels curieux des techniques en matière d’habitat durable. Isolation, énergies renouvelables, assainissement écologique, maîtrise de l’énergie, décoration… Il y en a pour tous les goûts ! Renseignez-vous sur les prochains rendez-vous sur le site de la ZECO.

N’oubliez pas, c’est gratuit et c’est à Orléans !

Agenda 21 de l’Aggl’O

L’agglomération Orléans Val de Loire est en cours d’élaboration de son Agenda 21. Vous avez peut-être vu des affiches pour leur forum et les ateliers participatifs. Mais à quoi ça sert un Agenda 21 ?mascotte_agenda_21_agglo

Il s’agit d’un plan d’actions élaboré par des collectivités (région, département, agglomération, commune) sur les différentes thématiques du développement durable. Ces agenda 21 locaux découlent de l’engagement de 173 chefs d’État adopté lors du sommet de la Terre à Rio en 1992. Ils doivent reprendre plusieurs domaines variés tels que :

  • la pauvreté ;
  • la santé ;
  • le logement ;
  • la pollution de l’air ;
  • la gestion des mers, des forêts et des montagnes ;
  • la désertification ;
  • la gestion des ressources en eau et de l’assainissement ;
  • la gestion de l’agriculture ;
  • la gestion des déchets…

Il s’agit d’un document participatif où la collectivité s’engage à agir selon les domaines relevant de sa compétence. Pour cela, elle procède en 3 grandes étapes :

  • une phase de diagnostic : états des lieux des ressources naturelles, des actions déjà engagées et de leur efficacité…
  • une phase de consultation des citoyens
  • une phase de développement des actions retenues

Au niveau de notre région, plusieurs Agenda 21 sont déjà engagés. La ville d’Orléans a été la première en 2006 à avoir le sien, suivie en 2008 par la région Centre. Et pour 2010 donc, l’agglomération Orléans Val de Loire.

Les limites de ces démarches sont nombreuses : périmètre d’action de la collectivité, pertinence des actions engagées, budgets alloués et efficacité du comité de suivi… mais également l’engagement de ses citoyens à partager leurs idées et leurs envies !

Alors il n’est pas trop tard pour ajouter votre pierre à l’édifice en répondant au questionnaire en ligne et en faisant des suggestions sur le blog dédié de l’Aggl’O.

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