Tempête médiatique et crise environnementale
Mon emploi du temps assez chargé en ce moment ne m’a permis de réagir aussi vite que je l’aurais souhaité mais il me semble bien de revenir sur une ou deux actualités de la semaine…
En effet, comment ne pas passer à côté de THE information essentielle de la semaine : Jean Sarkozy ne briguera pas la présidence de l’EPAD ! C’est une décision courageuse, bien qu’un peu tardive, qui montre que fiston deviendra grand dans la politique française (à condition que le poids de son père n’écrase pas le petit gars à chacun de ses mouvements…) Bref, je ne suis pas là pour faire de la politique, je m’en fous (de celle-là de politique, la version politicienne parisiano-parisienne) mais force est de constater que tous les médias n’avaient d’yeux que pour lui.
Et pendant ce temps-là ?
- L’Afrique continue d’être privée de démocratie avec des élections qui accouchent sur des passations de pouvoir entre père et fils. Et pendant ce temps, près de 300 millions d’africains n’ont toujours pas de quoi s’alimenter convenablement…
- Yahn « Airwolf » Arthus-Bertrand nous a permis de (re)découvrir le 6ème continent naissant de notre société moderne : la « Great Pacific Garbage Patch » ou aussi appelée « Pacific Trash Vortex » représentant selon le estimations près de 600 000 km2 de plastique (Greenpeace, 2006), soit… bein facile, la superficie de la France !!!
- La déforestation sauvage menace un des derniers peuples isolés d’Amazonie, les Akuntsu. Ils ne seraient plus qu’une poignée seulement… sans compter la perte de la biodiversité du milieu dans lequel ils vivent et de la connaissance qu’ils en ont…
- Quoi d’autre ? La Terre a encore tremblé en Asie, magnitude 6 en Papouasie Nouvelle-Guinée, mais on s’en fout, y’a que des pygmées et des orang-outangs alors…
Bon, j’en oublie plein, des guerres des gangs à Rio et Chicago, des guerres « saintes » au Moyen-Orient, des victimes des premiers coup de froid faute de toit… Alors, toutes mes excuses, ce billet ne ressemble pas vraiment au ton que j’essaye de garder, optimiste et décalé, mais parfois la fatigue brise la barrière de protection qui nous sépare du monde réel. Mais n’est-ce pas finalement une bonne chose que de prendre conscience des malheurs du monde ? Cela permet de mieux apprécier notre petit confort… Alors, vivez, respirez, profitez de votre famille, d’une soirée entre amis ce soir au coin du feu et lundi on y retourne ! Think global, ACT local !
