Le temps des feuilles mortes…
Si vous avez un jardin arboré comme moi, vous appréhendez sûrement cette période de l’année où il faut affronter le vent, la pluie et le froid pour ramasser les feuilles mortes… On en fait des jolis tas de ci et de là et puis quoi ? Que peut-on bien en faire ?
La pratique de l’écobuage
Je suis halluciné du nombre de personne qui pratique encore l’écobuage ! Oui oui, c’est le terme utilisé pour le jeu de joie au fond du jardin… Vous voyez de quoi je veux parler…
L’écobuage, ou technique du brûlis, est une pratique ancestrale pratiquée sur les sols acides afin de les fertiliser avec les cendres. Elle permet de débroussailler les zones difficiles d’accès et d’ouvrir les milieux. Cependant elle est strictement soumise à autorisation car les risques sont importants.
On utilise également ce terme pour définir les feux de jardin. Mais cette pratique relève-t-elle vraiment de l’écobuage ? Est-elle soumise aux mêmes règles ? Et bien malheureusement non… Les règles sont souvent bien plus floues car fonctions de chaque mairie. Soit cette pratique est régie par le Règlement Sanitaire Municipal (quand il existe!) soit par arrêté municipal. Renseignez vous auprès de votre mairie pour être sûr.
Autorisé ou pas, je n’ai qu’un conseil à vous donner à ce sujet : NE BRULEZ RIEN !!!!!!!!!!!!!!
Brûler signifie que vous perdez toute la valeur que représente cette matière pour enrichir les sols et vous rejetez également des kilos de CO2 pour rien…
Les valoriser au jardin
Mettez toutes les feuilles qui se décomposent rapidement (charme, noisetier, forsythia, la plupart des horticoles…) dans le compost. Mélangez-les aux déchets de la cuisine, souvent mous, humides et trop riches en azote. Vous pouvez aussi les stocker en tas à côté du composteur pour les mélanger aux prochaines tontes de pelouse.
Et utilisez les autres feuilles pour pailler ! Protégez ainsi vos plantations avec cette couche protectrice. C’est bon pour la terre qui s’enrichit en humus, devient plus perméable, plus fertile, plus accueillante pour les plantes cultivées. C’est bon pour les plantes dont les racines sont protégées et alimentées en sels minéraux. C’est bon pour les oiseaux du jardin qui trouvent sous les feuilles de quoi se nourrir. C’est bon pour les animaux et insectes auxiliaires qui trouvent là des couettes adéquates. Protégés des pluies et du gel, ils résisteront mieux et seront présents en nombre pour croquer les premiers pucerons du printemps. C’est tout bénéfice pour le jardinier car cette source d’humus nourricier est gratuite.
Les amener à la déchetterie
Enfin, s’ils vous restent encore moultes déchets verts et que vous n’avez plus de place pour les valoriser dans votre jardin, il ne vous reste plus qu’à les amener à la déchetterie.
Pour cela, utilisez des sacs solides, du genre sacs à gravats, plus faciles à transporter et à manipuler. Bannissez les sacs en plastiques. Oubliez également les sacs compostables car il vous faudra tout de même vider le contenu du sac dans la benne ! En effet, les déchets verts seront broyés avant d’être compostés et la présence du plastique compostable risquerait de bloquer les hachoirs.
Enfin, face à la cohue à la déchetterie, n’attendez pas moteur allumé ! Prenez patience et coupez votre moteur en attendant votre tour…
Si vous avez d’autres conseils et astuces à donner, merci de les partager avec nous !

Dans ma région, l’écobuage est aussi très répandu. Peut être que c’est lié au fait que cette technique est la plus aisée et que les alternatives sont encore peu connues. C’est pour cette raison que c’est vraiment bien de les faire connaître. C’est de l’écologie appliquée et pas des grands discours, c’est ce que j’aime
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