Copenhague et moi et moi et moi
Nous arrivons au terme du sommet de Copenhague. Tout va se jouer dans les 2 prochains jours… ou pas!
Les débats scientifiques, techniques, économiques s’achèvent et c’est le tour des ministres et chefs d’Etat de décider des objectifs et mesures à prendre. Seulement voilà, passé le constat sur l’état de la planète et l’urgence de la situation, il règne une certaine confusion sur l’étape de la concrétisation des engagements.
Qui? Quoi? Comment? Combien? C’est pas moi c’est l’autre! Non, vous d’abord!
Comment ne pas se sentir découragé, dépité, exaspéré par tout ça ? Il en va de l’avenir de l’humanité me semble-t-il… Pourquoi ne sont-ils pas capables d’avancer de front sur un sujet qui touchera chacun d’entre nous tôt ou tard ? Pays post-industriel, émergé ou émergeant, riche ou pauvre, avec ou sans pétrole, avec ou sans ressource minière, avec ou sans accès à la mer, avec ou sans dictateur, avec ou sans sécurité sociale… Les effets dévastateurs seront d’abord économiques ! Et l’argent n’est-il pas le nerf de la guerre en ce bas monde ? Alors pourquoi est-ce si dur ? Je ne saurai l’expliquer mais l’Humanité a toujours eu du mal à agir par anticipation. Et avec en plus, la pression de certains lobbys, le passage aux actes ne peut être que compliqué…
Et nous, pauvres consommateurs, ne sommes-nous pas impuissants ? Qui de nous a pris le train pour Copenhague pour « peser » dans les négociations ? Bah personne… pour y faire quoi ? Ah si, on pouvait toujours manifester avec les ONG dans le froid polaire en brandissant des pancartes en carton… Mais à quoi bon ?
Non, mes chers amis, l’action est ici et maintenant ! N’attendez plus des autres qu’ils répondent à tous les problèmes. La vie m’a appris, souvent dans la douleur, qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même ! Les problèmes environnementaux (réchauffement climatique, pollution, épuisement des ressources naturelles…) ne peuvent être réglés que si chacun agit à son niveau, aussi petit soit-il. Pour citer un autre blogueur, faîtes « simple, facile, efficace » ! Des gestes simples peuvent avoir beaucoup d’impact : acheter écolo ne veut pas dire acheter plus cher mais acheter mieux ! Certes, il faut que des décisions de grande ampleur soient prises à l’échelle internationale, mais elles n’en seront que plus facile à prendre si les lobbys sont affaiblis par la conscience écologique de chaque consommateur.
J’aime souvent à reprendre en comparaison la stratégie du colibri…
« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient impuissants le désastre.
Seul le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu.
Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit « Colibri ! Tu n’es pas fou ! Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ?! »
Le colibri lui répondit alors : « Je le sais, mais je fais ma part ».
Et vous ? Êtes-vous plutôt tatou ou colibri ?
PS: J’apporte tout mon soutien aux militants qui bravent le froid pour rappeler aux grands de ce monde leur devoir envers nous et notre planète.

Bonjour Romain,
je suis un peu comme toi. Je pense avoir assez peu d’influence sur le résultat de cette négociation, j’essaie par contre de voir ce que je peux faire au quotidien, notamment via mes actes d’achat ou mon comportement.
Il me semble que c’est tout aussi efficace et il y a déjà plein de choses à réaliser.
Ce que je découvre aussi avec Internet, c’est qu’il y a vraiment une communauté d’acteurs (citoyens, entreprises, associations, politiques) qui communiquent, s’impliquent et souhaitent que ce monde évolue et si malheureusement certains dirigeants ne prennent pas toujours en compte ces questions à la hauteur de nos espérances, on voit qu’une vague est quand même en train d’émerger et que ce monde change progressivement.
Cela donne de l’espoir, même si cela pourrait aller plus vite si nos politiques impulsaient les bonnes politiques à l’échelle internationale, nationale et régionale.